Charles THOUMYRE LECOMTE, Ingénieur en technique de l’environnement et de l’énergie - Etat de Vaud


Merci beaucoup d'avoir accepté l'interview.


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Pourriez-vous présenter votre parcours et pourquoi avez-vous décidé d’effectuer une thèse ?

Après un baccalauréat Scientifique, je me suis tout de suite orienté vers les domaines de l’énergie en obtenant un DUT en Génie thermique et énergétique. Souhaitant diversifier mes compétences et poursuivre mes études vers un titre d’ingénieur, j’ai choisi d’intégrer une classe prépa ATS plutôt qu’aller directement en école d’ingénieur afin de m’offrir plus de possibilité. J’ai ainsi pu rejoindre l’Ecole Centrale de Nantes où j’ai continué à approfondir mes compétences en énergie et environnement mais également dans d’autres disciplines telles que la mécanique, les matériaux ou la simulation numérique. J’ai également fait un échange à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse, pays dans lequel je suis retourné pour mon stage de fin d’étude de Master.

C’est durant ce stage en laboratoire de recherche (EMPA Thun) que j’ai réellement pris conscience de mon intérêt pour la recherche, le développement et l’innovation. C’est en discutant avec des collègues (chercheurs, doctorants et stagiaire Master) que l’idée de poursuivre vers un PhD s’est lentement dessiné dans mon esprit. J’ai alors décidé de chercher un sujet de thèse en lien avec l’énergie, la thermique et/ou l’environnement et c’est ainsi que je suis arrivé au laboratoire SIMaP de l’INP Grenoble pour faire une thèse sur le stockage de chaleur.


En quoi votre doctorat vous a été utile dans les différentes fonctions que vous avez occupées ?

De manière générale, une thèse apporte énormément et notamment au-delà de « simples » nouvelles connaissances. C’est un travail assez long (3-5 ans selon les pays) qui demande de l’abnégation et du courage mais qui permet de murir professionnellement et personnellement, de prendre confiance en soit et d’améliorer considérablement d’autres qualités transverses qui sont de plus en plus prisées dans le monde professionnelle (qualité de rédaction, communication écrite et orale, autonomie, capacité d’aborder des problématiques complexes et multidisciplinaires…).

Depuis l’obtention de mon doctorat, j’ai occupé différents types de postes avec des attentes et des problématiques diverses (postdoc, ingénierie R&D, service public). Dans chacun de ces postes, mon doctorat a pu être valorisé soit par les compétences techniques et transverses que j’ai pu acquérir, soit du fait de la considération de mon employeur ou de mes collègues à ce sujet.

Comme m’avait dit mon directeur de thèse avant la défense de mon PhD : « une thèse, tu en feras qu’une et personne ne pourra jamais t’enlever cela, alors profites ! »

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaite se lancer dans une thèse ?

De ne pas hésiter une seule seconde. Au-delà de tout ce qu’apporte une thèse au niveau professionnelle, c’est une formidable aventure personnelle.

Il faut cependant bien considérer le choix de son sujet de thèse (3 ans au minimum sur un même sujet ça peut faire long !) ainsi que le choix du laboratoire ou l’on souhaite aller, et notamment selon le choix de carrière que l’on envisage par la suite (enseignement universitaire, recherche publique/privée, ingénierie R&D…).

Bien se renseigner également concernant les modalités et types de fonctionnement des thèses et des contrats de thèse qui peuvent fortement varier entre différents pays (même en Europe).