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Quand la mécanique devient intelligente : un parcours au cœur de l’innovation.

Photo du rédacteur: Fatine ZEROUAL
Fatine ZEROUAL
il y a 7 heures
3 min de lecture

Fatine ZEROUAL
Fatine ZEROUAL

Doctorante en deuxième année

LinkedIn, ThesesFr (Projet de thèse)


Pouvez-vous retracer le parcours qui vous a conduit à entreprendre une thèse ?

Mon parcours a commencé au Maroc, où j'ai obtenu un baccalauréat international, option française, en sciences physiques. Je suis ensuite venue à Grenoble pour suivre une licence en génie mécanique et productique au sein de PHITEM.

C'est pendant cette licence que j'ai eu un vrai déclic : j'ai effectué un stage de deux mois au laboratoire 3SR, et c'est là que j'ai réellement découvert le monde de la recherche. Cette expérience m'a beaucoup marquée.

J'ai poursuivi avec un master en génie mécanique et productique, toujours à PHITEM. Mais avant de m'engager définitivement dans une voie, je tenais à découvrir aussi le monde industriel. J'ai donc choisi de faire mon master 2 en alternance dans une entreprise.

Avoir vécu ces deux expériences, en laboratoire puis en entreprise, m'a permis de faire un choix éclairé : je me sentais davantage à ma place dans la recherche et le milieu académique. C'est donc tout naturellement que je me suis orientée vers une thèse, car c'est vraiment ce qui me passionne.


En quoi consiste votre thèse en quelques mots ?

Ma thèse porte sur la conception et la fabrication de pièces intelligentes réalisées par fabrication additive(WAAM), c'est-à-dire par impression 3D. L'idée est de concevoir des pièces capables de renseigner sur leur propre état : au lieu d'être de simples objets passifs, elles peuvent fournir des informations sur leur santé et leur comportement pendant leur utilisation.

 

Quels ont été les principaux défis rencontrés pendant votre doctorat ?

L'un des plus grands défis a été d'apprendre à avancer malgré les échecs. En recherche, les choses fonctionnent rarement du premier coup : une expérience qui ne donne pas les résultats attendus, une piste qui ne mène nulle part… Au début, c'est parfois décourageant. Mais avec le temps, j'ai compris que l'échec fait pleinement partie du processus.

Exemple concret :  on a choisi un système de vibration pour notre banc expérimental, j’ai passé des mois à le caractériser mais à la fin de la caractérisation, on s’est rendu compte qu’il était inadapté à notre procédé.

 

Quelles compétences scientifiques et humaines développez-vous au cours de votre doctorat ?

Le doctorat m'a fait progresser sur beaucoup de plans. D'abord, l'autonomie : je gère mon projet de A à Z, ce qui implique d'organiser mon travail, de fixer mes priorités, de prendre des décisions et d'avancer à mon rythme.C'est une grande responsabilité, mais aussi une vraie source de confiance en soi.

Ensuite, la communication : j'ai appris à expliquer clairement mon travail et à me faire comprendre, que ce soit avec mes encadrants ou avec d'autres doctorants. Ce n'est pas toujours simple de présenter ses idées ou ses résultats de façon claire, et c'est une compétence que l'on développe énormément pendant la thèse.

J'ai aussi appris à travailler en équipe. Même si je pilote mon projet seule, les échanges avec les encadrantset les collègues restent essentiels. Il existe d'ailleurs une vraie entraide entre doctorants : on partage nos difficultés, nos astuces, et on se soutient mutuellement.

Enfin, la thèse nourrit la curiosité. On est sans cesse amenée à se poser des questions, à explorer de nouvelles pistes et à sortir de sa zone de confort, ce qui rend ce parcours très enrichissant, aussi bien scientifiquement qu'humainement.

 

Quel est votre meilleur souvenir au labo depuis le début de votre doctorat ?

Mon meilleur souvenir, c'est la journée du laboratoire, qui consiste à réunir l’ensemble du personnel hors du cadre habituel de travail, souvent dans un hôtel. Cette journée est aussi l’occasion pour les nouveaux doctorants et ceux de deuxième année de présenter leur sujet de thèse via un poster. Et pour cette occasion, j’ai eu l’opportunité d'être la photographe de l'événement, et j'ai adoré ça ! Cela m'a permis de circuler partout, d'aller à la rencontre de tout le monde et d'échanger avec des personnes que je n'avais pas encore eu l'occasion de croiser. C'était une journée très conviviale, pleine de bons moments, qui m'a vraiment fait sentir partie intégrante du labo.

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