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Comprendre l’ordonnancement pour mieux planifier : une expérience de thèse

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    Kristina KUMBRIA
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture
Kristina KUMBRIA
Kristina KUMBRIA

Merci beaucoup pour votre témoignage.


Pouvez-vous nous présenter votre parcours et ce qui vous a conduit à entreprendre une thèse ?

J’ai commencé mon parcours par des études en ingénierie électronique à l’Université Polytechnique de Tirana (UPT), en Albanie. Très tôt, je me suis intéressée aux problématiques qui demandent à la fois une approche mathématique rigoureuse et une capacité à modéliser des systèmes complexes.

C’est au cours de mon master que j’ai davantage développé mon intérêt pour l’informatique et l’optimisation, à travers un double diplôme en génie informatique entre l’Université de Technologie de Compiègne (UTC) et l’UPT.

Pendant mon master, puis lors d’un stage de recherche au laboratoire Heudiasyc, j’ai découvert plus concrètement le travail de recherche en optimisation combinatoire. J’ai apprécié le fait de travailler sur des problèmes théoriques tout en gardant un lien clair avec des situations réelles. Cette expérience m’a donné envie de poursuivre en thèse, afin d’approfondir ces questions et de m’investir sur un sujet de recherche sur le long terme.

 

En quoi consiste votre thèse en quelques mots ?

Ma thèse porte sur les problèmes d’ordonnancement sous contraintes de ressources, et plus précisément sur les problèmes cumulatifs. Il s’agit de planifier des tâches dans le temps en tenant compte de ressources dont la capacité est limitée, une situation que l’on rencontre fréquemment dans la gestion de projets, l’industrie ou les systèmes informatiques.

Mes travaux s’inscrivent dans le cadre du raisonnement énergétique, une approche qui permet d’évaluer la faisabilité d’un planning en comparant la consommation de ressources à la capacité disponible. L’objectif est d’améliorer ces méthodes en tenant compte de l’intégrité des demandes en ressources. Cela permet notamment d’identifier certaines situations irréalisables qui ne sont pas détectées par les approches classiques, et d’obtenir des bornes plus précises sur la durée minimale d’un projet.

En résumé, mon travail vise à mieux analyser les contraintes d’ordonnancement afin d’obtenir de meilleurs plannings.


Pourquoi avoir choisi ce sujet de recherche et cette équipe ?

Ce sujet m’a intéressée car il combine des aspects théoriques exigeants avec des problématiques concrètes. Les problèmes d’ordonnancement sont complexes d’un point de vue mathématique, mais ils sont aussi très présents dans de nombreux contextes réels où l’utilisation efficace des ressources est essentielle.

J’ai choisi de réaliser ma thèse au laboratoire Heudiasyc (UTC) pour son expertise reconnue en optimisation, en recherche opérationnelle et en programmation par contraintes. L’encadrement scientifique, ainsi que l’environnement de travail, m’ont offert un cadre structurant tout en laissant une réelle liberté dans l’exploration des idées, ce qui est particulièrement important dans un travail de recherche.

 

Comment avez-vous vécu votre doctorat et quels ont été les principaux défis rencontrés ?

Le doctorat a été une expérience très enrichissante, mais également exigeante. L’un des principaux défis a été d’accepter l’incertitude propre à la recherche : certaines pistes demandent beaucoup de temps avant de produire des résultats, et il faut parfois remettre en question des hypothèses ou des travaux déjà bien avancés.

J’ai également dû apprendre à gérer mon temps entre recherche, rédaction et échanges scientifiques. Cette période m’a cependant permis de développer des compétences essentielles, comme l’autonomie, la persévérance et la capacité à structurer des problèmes complexes sur le long terme.

 

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui hésite à se lancer en thèse ?

Je lui conseillerais d’abord de bien réfléchir à ses motivations. Une thèse demande un investissement important sur plusieurs années et repose en grande partie sur l’intérêt que l’on porte à son sujet.

Il est également essentiel de choisir un environnement de travail dans lequel on se sent soutenu, avec un encadrement ouvert aux échanges. Enfin, je dirais qu’il ne faut pas avoir peur des difficultés : elles font partie intégrante du doctorat et contribuent souvent aux apprentissages les plus marquants, tant sur le plan scientifique que personnel.

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