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D’une passion à comprendre le monde… au respect des limites planétaires (peacenlive.com !)

  • Photo du rédacteur: Thomas CONORD
    Thomas CONORD
  • 28 nov. 2025
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 déc. 2025

Thomas CONORD
Thomas CONORD

Merci beaucoup pour votre témoignage.

 

French then English below

Pourriez-vous nous présenter votre parcours et ce qui vous a motivé à faire une thèse ?

Depuis tout petit je suis passionné par la compréhension de l’Univers. J’ai notamment dès l’enfance expérimenté la construction de toutes sortes de machines, en particulier volantes, car le fait de pouvoir se mouvoir en s’appuyant sur l’air est quelque chose qui m’a toujours fasciné.

En suivant assez naturellement cet élan, j’ai donc réalisé un parcours d’ingénieur passionné, avec une prépa et une école d’ingénieur aéronautique terminée en 2005.

Croyant pouvoir trouver mon bonheur là où se construisent les avions, j’ai donc démarré ma carrière dans les bureaux d’études d’Airbus pour la conception des pilotages automatiques d’avions de ligne. Malheureusement, les process, le découpage des activités entre N sous-traitants, l’horizon que propose l’exercice économique de ces entreprises de produire sans cesse des quantités strictement croissantes de trucs, ont réduit énormément la nature et la pertinence scientifique de la trajectoire à laquelle j’aspirais.

Après 13 années dans l’industrie à m’être finalement pas mal ennuyé face à des sujets assez

« creux », je me suis dit qu’il était temps de revenir au fond des choses. J’ai donc démarré une thèse au LAAS-CNRS en Automatique en 2018, et ce fut avec une joie toujours intacte que je me suis retrouvé face aux sciences…

… et cette thèse était, en fait, aussi l’occasion pour moi de commencer formellement à étudier la question du dépassement des limites planétaires, dont j’avais bien entendu l’alerte transmise par l’ONU depuis mon enfance, et dont j’avais constaté par moi-même de fait, dans l’industrie, le piège du « système » que nous avons hérité qui ne fonctionne que pour produire aveuglément à l’infini, sans considération première pour l’existence des êtres vivants sur notre planète finie.

Ce travail d’invention d’un nouveau modèle de société pérenne pour les êtres vivants (espèce humaine incluse) est donc en cours depuis 2018, et ses conclusions sont formalisées dans ce Manifeste des êtres vivants – www.peacenlive.com, en cours de diffusion aux quatre coins de la planète… et pour lequel vous êtes, de même, invités à le digérer et à le partager partout !


En quoi consiste votre thèse en quelques mots ?

Mon sujet de thèse (officiel) consistait à proposer des stratégies de commande robuste pour les systèmes non linéaires incertains, avec comme cas d’application principale le contrôle de l’orientation d’un objet dans l’espace (ses mouvements de rotation sur lui-même) en utilisant le formalisme mathématique appelé quaternion… soit des maths centrées sur des équations différentielles non linéaires.

Mon sujet de « thèse officieux » donc (… qui a dû prendre le tiers de mon énergie sur la période de thèse) a été d’étudier structurellement la question du respect des limites planétaires notamment avec le soutien de l’équipe transdisciplinaire Ethique/RSE de mon laboratoire du CNRS qui était déjà en action (sur le plan théorique). Ce « problème » se trouve être finalement exactement un problème d’analyse et contrôle des systèmes (la spécialité de ma thèse). Cette « thèse » est toujours en cours et est finalement devenu un travail participatif ouvert à tous, dont les conclusions sont mises à jour en continu dans le Manifeste des êtres vivants – www.peacenlive.com.


Qu’est-ce que la thèse vous a apporté ?

Une joie profonde de revenir à l’exploration des sciences et d’affuter mes compétences.

Si je pouvais avoir le statut étudiant-enseignant-chercheur à vie, pour un salaire de 1400 euros net par mois (le SMIC du doctorant), je signerais immédiatement !


Après votre thèse, quel a été votre parcours ?

Depuis la fin de ma thèse en 2021, je suis revenu à temps partiel sur la production de masse d’avions de ligne en tant qu’expert dans le domaine du pilotage automatique, mais à mi-temps, pour avoir un salaire pour vivre (étant à mi-temps, cela fait toujours le SMIC – et je refuse mes augmentations par cohérence avec les LIMITES de notre planète finie).

Mon activité principale est bénévole pour l’ONU et consiste à poursuivre la recherche et le déploiement d’un nouveau modèle de société qui serait structurellement pérenne, modèle exposé dans le Manifeste des êtres vivants – www.peacenlive.com qui devient aujourd’hui fonctionnel et est partagé partout.

A côté de cela pour me détendre et exploiter mes compétences scientifiques concrètement sur un sujet technique, la passion étant toujours là, je construis un « vélo volant » qui serait compact, maniable et opérable par un seul utilisateur (les « avions à propulsion humaine » ayant déjà existé étant gigantesques et inutilisables « simplement »: https://fr.wikipedia.org/wiki/Aéronef_à_propulsion_humaine)


Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaite se lancer dans une thèse ?

Si vous êtes passionné par votre domaine, n’hésitez pas. La voie d’enseignant-chercheur resterait celle la plus adaptée ensuite si vous vous êtes plu en thèse.

Dans le reste du « monde du travail », en fait le monde de l’argent, l’exercice économique étant le modèle dominant, la thèse n’est souvent pas nécessaire. C’est souvent à nous d’utiliser et faire valoir les compétences que nous avons développées, car peu de personnes les connaissent au même niveau que nous. De plus, il se peut que nos thèses ne trouvent pas d’intérêt direct dans ces activités ou que ponctuellement.

Mais peut-être que la suite de l’histoire nous demande d’inventer un nouveau modèle de société, d’une part pour respecter les limites planétaires, et d’autre part pour garantir à tous une vie passionnante : après PEACE AND LOVE… je vous souhaite PEACE AND LIVE - www.peacenlive.com !



From a passion for understanding the world…

to respecting planetary boundaries (peacenlive.com!)

 
Could you tell us about your background and what motivated you to pursue a PhD?

From very young, I've been passionate about understanding the Universe. Even as a child, I experimented with building all sorts of machines, especially flying ones, because the ability to move gliding on the air has always fascinated me.

Following this passion quite naturally, I pursued a career as a dedicated engineer, completing preparatory classes and then graduating from aeronautical engineering school in 2005.

Believing I could find my calling where airplanes are built, I began my career in the Airbus design offices, working on the development of commercial aircraft autopilot systems. Unfortunately, the processes, the division of labor among numerous subcontractors, and the ever-increasing production targets imposed by these companies' economic strategy, have drastically reduced the nature and scientific relevance of the career path I aspired to.

After 13 years in industry, having grown rather bored with what were essentially "empty" subjects, I decided it was time to get back to fundamentals. So, I started a PhD in System Control at LAAS-CNRS in 2018, and it was with undiminished joy that I found myself immersed in science…

…and this PhD was, in fact, also an opportunity for me to formally begin studying the issue of planetary boundaries overshoot, a problem I had heard about the warnings of the United Nations since childhood, and whose trap I had personally witnessed in industry: the “system” we inherited, which functions only to produce blindly and endlessly, without any primary consideration for the existence of living beings on our finite planet.

This work of inventing a new, sustainable societal model for all living beings (including the human species) has been underway since 2018, and its conclusions are formalized in this Living Beings Manifesto – www.peacenlive.com, currently being disseminated around the world… and which you are likewise invited to digest and share widely!

 

What is your thesis about in a nutshell?

My (official) thesis topic was to propose robust control strategies for uncertain nonlinear systems, with the main application being the control of an object's orientation in space (its rotational movements) using the mathematical formalism called quaternions… that is, mathematics centered on nonlinear differential equations.

My "unofficial thesis" topic (which must have consumed a third of my energy during my PhD) was to structurally study the issue of respecting planetary boundaries, notably with the support of the transdisciplinary Ethics and Environmental team at my CNRS laboratory, which was already working on this (on a theoretical level). This "problem" turns out to be precisely a problem of systems analysis and control (the specialty of my thesis). This "thesis" is still ongoing and has ultimately become a participatory project open to all, whose conclusions are continuously updated in the Living Beings Manifesto – www.peacenlive.com.

 

What did the thesis bring you?

A profound joy in returning to exploring science and honing my skills.

If I could have student-teacher-researcher status for life, with a net salary of 1400 euros per month (the French minimum wage for a PhD student), I would sign up immediately!

 

After your PhD, what has your career path been?

Since finishing my PhD in 2021, I've returned to work part-time in the mass production of commercial aircraft as an expert in the field of autopilot systems, but only half-time, to earn a living wage (being part-time, it still amounts to minimum wage – and I refuse raises out of respect for the LIMITS of our finite planet).

My main activity is volunteering for the United Nations and involves continuing the research and deployment of a new, structurally sustainable societal model, as developped in the Living Beings Manifesto – www.peacenlive.com.

Alongside this, to relax and apply my scientific skills to a technical subject, my passion is still very much alive: I'm building a "flying bicycle" that would be compact, maneuverable, and operable by a single user (the "human-powered aircraft" that have already existed were gigantic and simply impractical: https://fr.wikipedia.org/wiki/Aéronef_à_propulsion_humaine.

  

What advice would you give to a student who wants to pursue a PhD?

If you are passionate about your field, do not hesitate. Becoming a professor-researcher would remain the most suitable path afterward if you enjoyed your PhD.

In the rest of the "working world" — in reality, the world of money, where economic activity is the dominant model — a PhD is often unnecessary. It's often up to us to use and leverage the skills we've developed, as few people possess themselves to the same degree. Furthermore, our theses may not find direct relevance in these activities, or only sporadically.

But perhaps the future requires us to invent a new societal model, both to respect planetary boundaries and to guarantee everyone a fulfilling life: after PEACE AND LOVE… I wish you PEACE AND LIVE - www.peacenlive.com!

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