D’une passion à comprendre le monde… au respect des limites planétaires (peacenlive.com !)
- Thomas CONORD

- il y a 2 jours
- 4 min de lecture

Merci beaucoup pour votre témoignage.
Pourriez-vous nous présenter votre parcours et ce qui vous a motivé à faire une thèse ?
Depuis tout petit je suis passionné par la compréhension de l’Univers. J’ai notamment dès l’enfance expérimenté la construction de toutes sortes de machines, en particulier volantes, car le fait de pouvoir se mouvoir en s’appuyant sur l’air est quelque chose qui m’a toujours fasciné.
En suivant assez naturellement cet élan, j’ai donc réalisé un parcours d’ingénieur passionné, avec une prépa et une école d’ingénieur aéronautique terminée en 2005.
Croyant pouvoir trouver mon bonheur là où se construisent les avions, j’ai donc démarré ma carrière dans les bureaux d’études d’Airbus pour la conception des pilotages automatiques d’avions de ligne. Malheureusement, les process, le découpage des activités entre N sous-traitants, l’horizon que propose l’exercice économique de ces entreprises de produire sans cesse des quantités strictement croissantes de trucs, ont réduit énormément la nature et la pertinence scientifique de la trajectoire à laquelle j’aspirais.
Après 13 années dans l’industrie à m’être finalement pas mal ennuyé face à des sujets assez
« creux », je me suis dit qu’il était temps de revenir au fond des choses. J’ai donc démarré une thèse au LAAS-CNRS en Automatique en 2018, et ce fut avec une joie toujours intacte que je me suis retrouvé face aux sciences…
… et cette thèse était, en fait, aussi l’occasion pour moi de commencer formellement à étudier la question du dépassement des limites planétaires, dont j’avais bien entendu l’alerte transmise par l’ONU depuis mon enfance, et dont j’avais constaté par moi-même de fait, dans l’industrie, le piège du « système » que nous avons hérité qui ne fonctionne que pour produire aveuglément à l’infini, sans considération première pour l’existence des êtres vivants sur notre planète finie (espèce humaine incluse).
Ce travail d’invention d’un nouveau modèle de société pérenne pour les êtres vivants (espèce humaine incluse) est donc en cours depuis 2018, et ses conclusions sont formalisées dans ce Manifeste des êtres vivants – www.peacenlive.com, en cours de diffusion aux quatre coins de la planète… et pour lequel vous êtes, de même, invités à le digérer et à le partager partout !
En quoi consiste votre thèse en quelques mots ?
Mon sujet de thèse (officiel) consistait à proposer des stratégies de commande robuste pour les systèmes non linéaires incertains, avec comme cas d’application principale le contrôle de l’orientation d’un objet dans l’espace (ses mouvements de rotation sur lui-même) en utilisant le formalisme mathématique appelé quaternion… soit des maths centrées sur des équations différentielles non linéaires.
Mon sujet de « thèse officieux » donc (… qui a dû prendre le tiers de mon énergie sur la période de thèse) a été d’étudier structurellement la question du respect des limites planétaires notamment avec le soutien de l’équipe transdisciplinaire Ethique/RSE de mon laboratoire du CNRS qui était déjà en action (sur le plan théorique). Ce « problème » se trouve être finalement exactement un problème d’analyse et contrôle des systèmes (la spécialité de ma thèse). Cette « thèse » est toujours en cours et est finalement devenu un travail participatif ouvert à tous, dont les conclusions sont mises à jour en continu dans le Manifeste des êtres vivants – www.peacenlive.com.
Qu’est-ce que la thèse vous a apporté ?
Une joie profonde de revenir à l’exploration des sciences et d’affuter mes compétences.
Si je pouvais avoir le statut étudiant-enseignant-chercheur à vie, pour un salaire de 1400 euros net par mois (le SMIC du doctorant), je signerais immédiatement !
Après votre thèse, quel a été votre parcours ?
Depuis la fin de ma thèse en 2021, je suis revenu à temps partiel sur la production de masse d’avions de ligne en tant qu’expert dans le domaine du pilotage automatique, mais à mi-temps, pour avoir un salaire pour vivre (étant à mi-temps, cela fait toujours le SMIC – et je refuse mes augmentations par cohérence avec les LIMITES de notre planète finie).
Mon activité principale est bénévole pour l’ONU et consiste à poursuivre la recherche et le déploiement d’un nouveau modèle de société qui serait structurellement pérenne, modèle exposé dans le Manifeste des êtres vivants – www.peacenlive.com qui devient aujourd’hui fonctionnel et est partagé partout.
A côté de cela pour me détendre et exploiter mes compétences scientifiques concrètement sur un sujet technique, la passion étant toujours là, je construis un « vélo volant » qui serait compact, maniable et opérable par un seul utilisateur (les « avions à propulsion humaine » ayant déjà existé étant gigantesques et inutilisables « simplement »: https://fr.wikipedia.org/wiki/Aéronef_à_propulsion_humaine)
Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaite se lancer dans une thèse ?
Si vous êtes passionné par votre domaine, n’hésitez pas. La voie d’enseignant-chercheur resterait celle la plus adaptée ensuite si vous vous êtes plu en thèse.
Dans le reste du « monde du travail », en fait le monde de l’argent, l’exercice économique étant le modèle dominant, la thèse n’est souvent pas nécessaire. C’est souvent à nous d’utiliser et faire valoir les compétences que nous avons développées, car peu de personnes les connaissent au même niveau que nous. De plus, il se peut que nos thèses ne trouvent pas d’intérêt direct dans ces activités ou que ponctuellement.
Mais peut-être que la suite de l’histoire nous demande d’inventer un nouveau modèle de société, d’une part pour respecter les limites planétaires, et d’autre part pour garantir à tous une vie passionnante : après PEACE AND LOVE… je vous souhaite PEACE AND LIVE - www.peacenlive.com !





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