Emmanuelle BICHAUD, 33 ans, Ingénieure de recherche et développement SRT-Microcéramique (41)

Dernière mise à jour : 26 juil.

Merci d'avoir accepté l'interview.



  • Pourriez-vous présenter votre parcours ?

Après un diplôme universitaire de technologie en Génie Thermique et Energie, j'ai poursuivi un cursus universitaire en physique appliquée à l’université de Limoges. J’ai alors découvert les matériaux céramiques et intégré le master « procédé d’élaboration des matériaux céramiques » de la même université. A la suite de mon stage de dernière année effectué dans un centre de recherche de Saint Gobain (C.R.E.E), j'ai décidé de terminer mon cursus universitaire par la réalisation d'un doctorat. Ma thèse s’est déroulée entre deux laboratoires de l’université de Grenoble Alpes, le LEPMI et le SIMaP. Celle-ci portait sur l'étude et la compréhension des phénomènes régissant un nouveau procédé de frittage innovant le "flash sintering". Après cela j’ai travaillé 2 ans comme d'ingénieure post-doctorante au CEA de Grenoble, au sein de l'INAC, ou j’ai pu mettre à profit les compétences développées au cours de ma thèse et travailler sur de nouvelles disciplines. J’ai notamment travaillé sur l'élaboration de monocristaux et polycristaux destinés à des applications telles que le refroidissement spatial et la microélectronique.

  • Pourquoi avez-vous décidé d’effectuer une thèse ?

Le doctorat était pour moi un moyen de prétendre à un poste au sein d’un service de recherche et développement dans l’industrie, dans un domaine pour lequel je suis passionnée. Je voulais développer des compétences scientifiques et techniques poussées et surtout je voulais apprendre et découvrir le monde de la recherche.

  • Quel poste occupez-vous aujourd’hui et en quoi votre doctorat vous est-il utile ?

J’occupe actuellement le poste d’ingénieure de recherche et développement au sein d’une PME en plein essor « SRT-Microcéramique ». Cette PME fait partie des deux seuls fabriquants européens de condensateur céramique multicouche. Elle compte aujourd’hui un effectif de 20 personnes dont 6 ingénieurs et est en plein développement. Depuis 2016, SRT-Microcéramique développe son activité « hydrogène ». J’ai la charge de la mise en place et de la fiabilisation d’une ligne de production pilote de céramique multicouche pour la fabrication d’hydrogène par électrolyse haute température. Le doctorat que j’ai acquis en 2016 me permets aujourd’hui d’avoir dans un premier temps de solide connaissances scientifiques mais surtout des capacités à s’adapter aux situations, aux problèmes rencontrer. Les entreprises ayant le même profils qu’SRT Microcéramique recherche des profils comme les nôtre pour avancer et développer leurs activités de recherche et développement. Je pense également qu’elles recherchent des personnes passionnées et pluridisciplinaire ce qui correspond assez bien au profil d’un jeune docteur.

  • Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaite se lancer dans une thèse ?

La thèse est une expérience qui peut parfois être difficile. Elle demande de la détermination, de la curiosité scientifique et de l’abnégation. Mais celle-ci nous permet de nous ouvrir au monde, de développer son réseau, sa capacité à communiquer avec les autres. Je conseillerais à l’étudiant, de choisir son sujet avec passion et de saisir cette opportunité. La thèse nous apporte certes de solides compétences technique, scientifiques, développe notre pluridisciplinarité mais surtout elle permet un développement humain et personnel incroyable.