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Le doctorat comme lanceur vers l’industrie spatiale


Xavier CADIOT
Xavier CADIOT

Merci beaucoup d'avoir accepté l'interview.


Pourriez-vous présenter votre parcours avant la thèse ?

Après un passage en classe préparatoire scientifique, j’ai intégré l’école normale supérieure Paris-Saclay dans le département génie mécanique. Après deux ans de formation et un stage de 4 mois dans l’industrie aéronautique, j’ai l’opportunité de passer une année complète dans un laboratoire de dynamique rapide à Philadelphie, pour travailler à temps plein sur un projet de recherche. C’est pour moi l’occasion d’avoir une bonne idée de ce qu’est la recherche, et c’est plutôt une bonne découverte. Cependant, passionné par l’espace, je souhaite à terme m’orienter dans ce secteur en tant qu’ingénieur en mécanique. C’est pourquoi de retour en France, j’effectue ma dernière année d’étude à CentraleSupélec avec une spécialisation en aérospatial, qui se clôture par un stage en mécanique sur structure de lanceur au CNES.

 

Pourquoi avoir choisi de faire une thèse après un cursus ingénieur ?

M’orienter vers une thèse à l’issue de ma formation d’ingénieur plutôt que de rejoindre directement l’industrie du spatial a été un choix difficile. En effet, bien que motivé à l’idée de me former par la recherche, j’avais eu écho que les thèses n’étaient pas particulièrement valorisées dans l’industrie française, contrairement à d’autres pays.

Cependant, en trouvant mon sujet de thèse en dynamique appliquée aux structures de satellite à l’ISAE-Supaéro et en partenariat avec le CNES, je me suis dit que c’était une superbe occasion puisque ça cochait tous mes critères.

Je ne regrette absolument pas mon choix, d’autant plus que mon cas prouve qu’une thèse peut tout à fait apporter une expérience précieuse à l’industrie, pouvant être aussi bien valorisée qu’une expérience de 3 ans équivalente dans le milieu industriel.

 

Que retenez-vous de votre expérience de thèse ?

Je retiens premièrement la liberté que j’ai eu durant ma thèse. La liberté au sens de la marge de manœuvre importante que j’ai pu avoir pour orienter mon sujet de thèse, mais aussi la liberté au sens de la gestion de l’emploi de temps permettant une excellente flexibilité pour organiser mon travail et mes activités extra-professionnelles de manière optimale.

Je retiens aussi l’importance de la qualité de l’encadrement dans une thèse. Ayant été très chanceux de ce côté-là, j'ai pu pleinement constater le rôle que cela a joué, ne serait-ce que sur ma motivation durant les périodes plus difficiles. Avis aux futurs doctorants : n’hésitez pas à demander l’opinion à plusieurs doctorants du laboratoire sur votre future équipe encadrante avant de vous lancer, pour savoir si ça va « matcher » ou pas.

 

Quel poste occupez-vous aujourd’hui et en quoi votre doctorat vous est utile ?

Je travaille aujourd’hui en tant qu’ingénieur en analyses mécaniques sur satellite d’observation à Airbus Defence and Space.

Dans le cadre de mon nouveau métier, ma thèse est premièrement un atout sur le plan technique, puisque la connaissance pointue en dynamique que m’a apporté la thèse est requise pour le poste. J’ai eu par ailleurs l’occasion en thèse de réaliser des essais dynamiques, ce qui me sert aujourd’hui lors des campagnes de qualification expérimentales de satellites.

La capacité de synthèse et la pédagogie sont aussi deux compétences qu’une thèse a tendance à faire progresser, que ce soit à travers la rédaction d’articles scientifiques ou de lors de présentation des travaux lors de conférences. Ce sont des atouts évidemment importants dans mon métier aujourd’hui.

Mon expérience de thèse me sert également à travers les activités de R&D que je peux effectuer en parallèle de mes activités principales. Les méthodes acquises de recherche d’information scientifique ou de résolution de problèmes complexes sont précieuses.


Xavier CADIOT

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