Construire, structurer et déployer : le doctorat comme levier de responsabilité
- ElHadji Ndongo DIAW

- il y a 6 heures
- 2 min de lecture

Merci beaucoup pour votre témoignage
Ma thèse
J’ai réalisé mon doctorat en génie électrique dans le cadre d’une thèse CIFRE entre le laboratoire Laplace (Toulouse) et Safran. Mon sujet portait sur la caractérisation et la modélisation des matériaux isolants utilisés dans des environnements aéronautiques soumis à des contraintes élevées.
À cette période, ces problématiques étaient encore peu structurées. Mon travail a consisté à construire une approche combinant expérimentation et modélisation pour mieux comprendre et prédire le comportement de ces matériaux.
Avec le recul, cette thèse a contribué à structurer ces sujets à l’interface entre matériaux, physique et ingénierie.
Cette expérience a été fondatrice. Elle m’a appris à évoluer dans un environnement incertain, à construire des méthodes là où elles n’existent pas encore, et à structurer des problématiques complexes.
Au-delà de l’expertise technique, le doctorat a profondément changé ma manière d’aborder les sujets. Il m’a permis de passer d’une posture d’exécution à une posture de construction, d’analyse et de structuration, avec une vision plus globale des systèmes et des enjeux.
En entreprise après ma thèse
Après ma thèse, j’ai poursuivi mon parcours dans l’industrie, notamment dans l’automobile, avant d’évoluer aujourd’hui chez Gaggenau (BSH).
J’y occupe une fonction de référent en System Engineering et responsable des sujets sustainability pour Gaggenau.
Mon rôle consiste à structurer des approches, à proposer des cadres et à accompagner leur déploiement dans le développement produit, en intégrant des enjeux comme la conformité réglementaire et la durabilité.
Dans ce contexte, je ne suis pas seulement contributeur technique. J’interviens sur des sujets transverses, en lien avec différents métiers, avec une responsabilité forte dans :
la structuration des approches
la définition de cadres
l’accompagnement des équipes
et le déploiement opérationnel
Ce que je constate aujourd’hui, c’est que les compétences développées pendant le doctorat sont pleinement mobilisées dans mes responsabilités.
Le doctorat m’a appris à construire des approches sur des sujets nouveaux et à les transformer en solutions concrètes dans un environnement industriel.
avec en plus des activités d'enseignement
En parallèle de mon activité, je développe également des engagements dans une logique de transmission et d’impact.
J’interviens en tant qu’enseignant en sciences et comme consultant en formation professionnelle, notamment sur des sujets liés à la mobilité électrique au Sénégal. Cette dimension me permet de contribuer à la diffusion de compétences techniques sur des enjeux structurant pour le développement.
J’accompagne également des étudiants dans le cadre de thèses CIFRE, en les aidant à structurer leur projet et à faire le lien entre le monde académique et l’industrie.
Apport du doctorat
Avec le recul, je considère que le doctorat n’est pas seulement un vecteur d’expertise, mais un véritable accélérateur vers des fonctions à responsabilité.
Il forme à la rigueur scientifique, mais surtout à la capacité à structurer, proposer et déployer dans des environnements complexes.
Aujourd’hui, mon rôle consiste autant à proposer qu’à mettre en œuvre.
Le doctorat m’a donné cette capacité essentielle: identifier les bons problèmes, structurer les solutions et accompagner leur déploiement.
Si je devais résumer mon parcours, je dirais que le doctorat m’a appris à :
construire, structurer et déployer dans des environnements complexes, avec un impact concret.




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