top of page

La thèse, une porte d’entrée à plein de domaines ! par Dina AL AKHRASS.


Dina AL AKHRASS
Dina AL AKHRASS

Merci beaucoup d'avoir accepté l'interview.


Parlez-nous de votre parcours avant la thèse

J’ai toujours aimé les mathématiques, et ai fait une licence en sciences et technologies à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI). Désireuse de poursuivre dans ce domaine, mais avec un aspect applications, j’ai ensuite fait un master en mathématiques et applications – parcours mathématiques pour l’entreprise. Dans ce master, j’ai fait beaucoup de méthodes numériques, de programmation et de statistiques.


Comment vous-êtes-vous orientée vers une thèse CIFRE et quel était votre sujet ?

Afin de valider mon master, j’ai fait un stage à EDF R&D à Clamart, qui débouchait sur une possibilité de thèse. J’ai beaucoup apprécié mon stage et le sujet qui portait sur l’implémentation du mini-élément pour gérer l’incompressibilité en petites déformations. J’étais également curieuse de découvrir le monde de la recherche ; j’ai donc décidé de poursuivre en thèse. L’intitulé de mon sujet était « Simulations numériques robustes pour la prévision du comportement mécanique d’installations industrielles énergétiques sous environnement complexe ». Il s’agissait d’une thèse CIFRE entre EDF R&D et l’Ecole des Mines de Saint-Etienne.

 

Elle consistait à proposer des méthodes numériques pour gérer l’incompressibilité en grandes déformations et à les implémenter dans le logiciel éléments finis de simulation en mécanique et calcul de structures Code_Aster. J’ai ainsi travaillé sur des méthodes éléments finies mixtes à deux et trois champs et des méthodes de stabilisation (OSGS, mini-élément..), mis en place des cas tests de validation, et appliqué les méthodes développées à des cas industriels. Cela a été pour moi l’occasion de découvrir ce qu’était vraiment la recherche tout en ayant un pied dans le monde de l’entreprise.


Qu’avez-vous fait après votre thèse ?

J’ai commencé par un premier poste d’ingénieur en simulation des procédés à Messier-Bugatti-Dowty à Vélizy (devenu Safran Landing Systems), durant lequel j’ai travaillé sur la simulation de forgeage.

Désireuse de changer de domaine, je suis devenue responsable qualité de laboratoire à Safran Aircraft Engines, sur le site de Gennevilliers. Cela a été une expérience très enrichissante, qui n’avait pas de lien direct avec mon parcours, mais l’autonomie acquise durant ma thèse, l’esprit de synthèse, et les compétences en programmation m’ont aidée à prendre en main le poste, et le faire évoluer, en automatisant par exemple pas mal de tâches.

J’ai ensuite voulu revenir à la technique et ai occupé un poste de statisticienne ; j’ai eu l’occasion d’apprendre beaucoup et appliquer les connaissances techniques acquises lors de mon master. Les études que j’ai menées, basées sur des données, m’ont donnée envie de comprendre comment étaient générées ces données, et comment leur qualité était garantie.

C’est pourquoi, lorsque l’opportunité s’est présentée, je suis devenue Data Steward et garante d’une base de données contenant des résultats d’essais matériaux. Je gère ainsi la base, en assure la qualité, pilote la saisie des données et accompagne les utilisateurs qui ont besoin d’extractions de données. Je suis également garante d’un outil permettant de prescrire des essais, et de les gérer du lancement jusqu’à l’obtention des rapports de résultats. Je participe à son amélioration au quotidien, et fais également du support aux utilisateurs. C’est le poste que j’occupe actuellement et dans lequel je m’épanouis le plus; mes expériences précédentes me permettent en effet d’avoir une vision particulière et des compétences que je n’aurais pas eues sans mon parcours atypique et ma thèse, et ce, même si le domaine technique dans lequel je suis aujourd’hui n’est plus le même.


Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui hésiterait à se lancer dans une thèse ?

De foncer ! C’est une expérience très enrichissante, durant laquelle on apprend à être autonome, à construire des raisonnements, à faire de la bibliographie, à confronter son travail à celui des autres et de la littérature, à présenter son travail, à échanger… On devient expert de son domaine, et on peut alors faire le choix d’y rester, ou comme moi de complètement en changer!

C’est une expérience valorisable et ce, que l’on souhaite rester dans la recherche ou non ensuite.

 

Comments


bottom of page